Andre D. Wagner est un photographe de rue basé à Brooklyn qui a obtenu sa licence en travail social et médias numériques. Son travail se concentre souvent sur la race, la classe et la communauté ; sa monographie de 2017, Here for the Ride, capture la vie quotidienne à bord des métros de New York. Wagner contribue également à l’Art on the Grid du Public Art Fund, une exposition de groupe d’artistes émergents dont l’œuvre est exposée sur les abris de bus JCDaceux et les kiosques LinkNYC à l’échelle de la ville, produite en réponse aux crises convergentes de la pandémie et du racisme systémique dans notre pays. Wagner a pris le temps de répondre à quelques questions sur son travail actuel, son bien-être et de trouver de l’espoir dans son studio et à l’extérieur de sa porte d’entrée.
Andre D. Wagner, Old School, Bed-Stuy, Brooklyn NY 2020, 2020. Gelatin silver print. Courtesy, the artist
Pouvez-vous décrire comment vous avez créé le travail pendant l’arrêt ? Quelque chose a-t-il changé pour vous ? Si oui, comment ?**
André Wagner :** En tant que photographe, tout a changé. Être physiquement proche de mes sujets est quelque chose que je ne considérerai plus comme acquis. En sortant dans les rues, je devais être très attentif à mes interactions et respectueux de l’espace personnel. Ces conditions ne sont pas les meilleures pour la façon dont je travaille habituellement.
Comment la ville de New York a-t-elle informé votre travail ? Cela a-t-il changé au cours des derniers mois ?**
AW :** En tant que photographe de rue, je m’épanouis dans la ville et dans l’énergie des gens. Je veux que mon travail soit en conversation avec ma communauté et les personnes qui le rendent si spécial ici. La vie urbaine a radicalement changé, mais il reste encore beaucoup de moments à photographier. Là où il y a des gens, il y aura toujours des histoires.
Qu’est-ce qui vous a donné de l’espoir et vous a soutenu au cours des derniers mois ?**
AW :** J’ai passé beaucoup de temps dans le studio à passer des feuilles de contact et à revoir le travail. En regardant la vie qui n’existe plus, je trouve de l’espoir dans l’idée que nous nous dirigeons vers quelque chose de différent, peut-être mieux. Je trouve de l’espoir au quotidien. Lorsque je sort de la porte d’entrée avec mon appareil photo, je dois avoir de l’espoir ou de la foi dans les possibilités de photographier quelque chose de significatif. Pour cette raison, je pense que j’ai un esprit naturellement plein d’espoir.
Votre œuvre d’art est-elle liée à un quartier de New York ? Y a-t-il un quartier qui vous inspire, vous et votre cabinet ?**
AW :** J’ai fait ce travail dans Bed-Stuy. Je vis à la frontière de Bushwick et Bed-Stuy, et c’est l’endroit qui m’inspire le plus. Je fais de mon mieux pour honorer les familles de classe ouvrière dans lesquelles je vis.
Quelles qualités positives espérez-vous sortir de la pandémie, pour vous-même ou pour la ville ?**
AW :** Les photographes doivent être un témoin de manière très réelle. Je suis heureuse de m’asseoir et de faire une petite pause, en me concentrant simplement sur ma santé et mon bien-être. J’espère pouvoir continuer à prendre mieux soin de moi tout en faisant le travail qui nourrit mon âme.
Pour plus d’informations sur l’artiste, rendez-vous sur andredwagner.com.